cocci blog !

mes humeurs, ma famille, mon état de femme au foyer, le macramé, les coccinelles, bref un tas de trucs...

06 mars 2009

Le comte de Monte-Cristo / Der Graf von Monte-Cristo

Voici un classique que je ne me lasse pas de lire et relire (autant en Français qu'en Allemand  puisqu'un ami étudiant me l'avait offert pendant mon année de licence en Allemagne). Je viens d'ailleurs de terminer une n-ième lecture.

La première fois que j'ai entendu parler du Comte de Monte-Christo, c'était dans un dessin animé que mon frère et moi regardions le mercredi après-midi dans la fameuse émission pour la jeunesse "Les visiteurs du mercredi", en 1975. J'ai d'ailleurs retrouvé le générique. Le Comte était incarné par Mister Magoo, un petit bonhomme chauve et myope comme une taupe qui se glissait dans la peau de toutes sortes de personnages célèbres. Il n'était pas très crédible en Edmond Dantès mais a eu le mérite de vulgariser le roman d'Alexandre Dumas.

MisterMagoo08

Un petit rappel de l'histoire :

1815. Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes politiques ou privés. C'est ainsi qu' Edmond Dantès, jeune marin promis à un avenir radieux, est victime d'une dénonciation calomnieuse - on le soupçonne de bonapartisme - alors qu'il allait épouser la belle Mercédès. Le malheureux est enfermé pour 14 ans (sans connaître les raisons de son emprisonnement !) dans un sinistre cachot du château d'If en rade de Marseille. Son salut viendra de l'abbé Faria, un autre prisonnier avec lequel il entretient une amitié clandestine des années durant..Celui-ci lui transmet sa vaste culture et à sa mort, un trésor caché. Il va également lui ouvrir les yeux quant à l'identité des responsables de son malheureux sort...      

Dantès fuit alors et, ce faisant, échappe de peu à la noyade. Il est dit mort et, après s'être assuré le trésor caché dans l'île de Monte-Cristo, il renaît sous une nouvelle identité, celle du comte de Monte-Cristo. Doté d'une immense fortune, d'une puissance sans limite et d'une intelligence supérieure, Monte-Cristo se consacre à sa vengeance, en  utilisant notamment toutes sortes de fausses identités et de déguisements.

Autant à l'aise dans la société des bandits italiens ou des contrebandiers corses que dans celle de l'aristocratie parisienne  qu'il éblouit, notre héros retrouve les dénonciateurs d'Edmond Dantès, qui ont tous réalisé une progression fulgurante dans la société, et les perd par où ils ont pêché : jouant sur leurs désirs de pouvoir, de fortune amoureuse et financière, il exhume leurs méfaits passés et leur tend des pièges complexes auxquels ils sont bien incapables d'échapper. A l'inverse, il rétribue tout aussi généreusement ceux qui furent fidèles au jeune marin et à son vieux père sans ressources.

La vengeance cependant a un goût amer... Victorieux de ses ennemis, Monte-Cristo est assailli par le doute. En s'autoproclamant  instrument  de la justice divine, ne l'a-t-il pas en fait usurpée ?

Le roman a eu un énorme succès à sa sortie en 1844-1845. Conteur éblouissant, aussi à l'aise dans l'action que dans le dialogue, Dumas nous entraîne sans nous laisser reprendre souffle du cabinet de Louis XVIII à la Méditerranée des contrebandiers, des îles toscanes aux catacombes de Rome, puis aux salons parisiens où le mystérieux comte de Monte-Cristo se dispose à accomplir sa vengeance...

Plusieurs adaptations du Comte de Monte-Cristo ont été portées à l'écran mais, pour moi, le  Comte le plus proche du livre reste celui joué par Jacques Weber.

PulpMonteCristo2

J'ai eu du mal avec l'Edmond Dantès de Josée Dayan incarné par Gérard Depardieu : Dumas nous dépeint un beau jeune fin, plutôt brun. Il va passer 14 ans dans un sombre cachot et gardera de sa terrible expérience un teint blafard. Le Comte qu'il est devenu est élégant et mystérieux, ce qui est bien loin d'être le cas du personnage campé par Depardieu.

Vous l'aurez compris, je fais partie de ceux qui sont fascinés par Le Comte de Monte-Christo. Le livre est imposant (plusieurs centaines de pages) mais une fois qu'on a plongé dans ses lignes, on n'en ressort plus !!

 

Posté par chrisfons à 11:18 - lecture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2009

Gaudi

En flânant à la FNAC, j'ai craqué sur un Taschen consacré à Gaudi, le célèbre architecte catalan.

J'avais été fascinée par le Park Güell et la Sagrada Familia à Barcelone (visités malheureusement en coup de vent, voir ) et depuis, le bonhomme Gaudi me trottait dans la tête. Et voilà, j'ai trouvé un livre sur son oeuvre complète.

gaudi

Voici un excellent résumé trouvé sur le site Conservatoire des jardins et paysages.

A l'occasion de leurs 25 ans, les éditions Taschen dont l’objectif est de rendre accessible la culture au plus grand nombre en publiant des ouvrages aux prix très abordables, rééditent cet ouvrage de 1988. Il est consacré à l’architecte catalan Antonio Gaudí (1852-1926). Parmi la multitude d’ouvrages consacrés à Gaudí, celui-ci a le mérite d’être d’un format maniable et compact pour un prix avantageux. Cet architecte de génie, mondialement reconnu, possédait un style très personnel, si créatif, proche du surréalisme, puisant son inspiration dans les courbes des lianes, les vagues, les écorces et les plantes. Ces références biologiques ont donné des œuvres incomparables ne pouvant laisser indifférent. Ce livre permet de mieux comprendre l’architecture de Gaudí et de l’apprécier. Parmi les œuvres les plus emblématiques de Barcelone, l’auteur s’attarde sur l’église de la Sagrada familia à Barcelone (commencée en 1884 et toujours en voie d’achèvement), la casa Vicens en briques évoquant le style mudéjar, la casa Milà (plus connue sous le nom de « la Pedrera ») à la façade ondulée et aux étonnantes cheminées organiques recouvertes de céramiques. Vingt-quatre pages sont aussi consacrées au fameux parc Güell à Barcelone (Espagne), au style si particulier, essentiellement dû à son banc courbe et polychrome ainsi qu’aux arcades de pierre aux allures de palmiers. L’iconographie est importante (19 plans, 372 photographies dont certaines de l'époque de l'architecte, des mosaïques de photographies de détails du grand banc ondulant recouvert d’azulejos du parc Güell). Ces pages permettent donc de se plonger dans l’univers autant incomparable qu’original d’Antonio Gaudí et de Barcelone.

Si je retourne à Barcelone, je ferai la tournée Gaudi, ça c'est sûr, entre autre pour voir ça :

casa_batllo
casa Batllo


casa_milla
Casa Milà

Casa_Vicens
Casa Vicens

Posté par chrisfons à 10:36 - lecture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2008

La bâtarde d'Istanbul

Sa couverture colorée et le mot Istanbul m'a attirée. Quand j'étais à la fac en Allemagne, j'ai fait connaissance d'un tas d'étudiants étrangers, dont un Turc, qui m'a beaucoup parlé de cette ville.

istanboul

Cet excellent roman méritait une fiche de lecture digne de ce nom, trouvée sur le blog littéraire Amanda Meyre.

Une famille turque d’Istanbul, les KAZANCI, où les femmes sont complexes, passionnées, hypocondriaques, devineresses ou soumises, où les hommes meurent prématurément et laissent leur ombre flotter sur le quotidien de leurs femmes, filles, nièces ou sœurs.

Une famille arménienne émigrée en Arizona, les TCHAKHMAKHCHIAN, où le respect des traditions séculaires est le point d’ancrage pour supporter l’exil, où le culte du passé et la haine ancestrale des turcs sont cultivés de génération en génération, entretenus tel un héritage que tous se doivent de préserver et transmettre.

Rose Tchakhmakhchian pièce rapportée américaine dans cette famille traditionaliste, quitte son mari avec sa petite fille et épouse en secondes noces Mustafa KAZANCI, un Turc émigré aux Etats Unis. Provocation ? Histoire d’amour ? Toujours est-il que la belle famille de Rose n’est pas prête de lui pardonner cette trahison.

La fille de Rose, Armanoush, est passionnée de livres et de littérature. Sa famille la presse de « ne pas briller trop fort », « parce qu’il n’est jamais bon de s’écarter du chemin des gens ordinaires ». Armanoush décide de partir secrètement à Istanbul, dans la famille de son beau-père, sur la trace de ses racines arméniennes.

Elle y rencontrera Azya, la bâtarde, l’enfant que Zeliha Kanzanci n’a pu se résoudre à avorter, élevée sans homme, entourée de ses tantes, mère, grand-mère, arrière grand-mère. Azya est nihiliste, ne se pose aucune question sur le passé ni sur ses origines, puisque le passé est passé et que rien n’y pourra changer.

Rien ne les rapproche et pourtant Azya la turque maussade et Armanoush l’américaine littéraire vont se lier d’amitié. Elles veulent connaître le passé et comprendre leur histoire. Les portes qui s’ouvriront à elles ne seront pas celles qu’elles attendaient.

Ce roman est excellent. D’abord parce qu’il est plein de couleurs, de saveurs, d’images et d’éclairs qui traversent l’esprit du lecteur : on plonge dans cette ville cosmopolite et multiculturelle comme dans un kaléidoscope permanent. On se repait de cuisine turque dont les effluves et les odeurs imprègnent les pages. On se régale des couchers de soleils et de la vie qui bouillonne dans cette ville étourdissante.

Mais aussi et surtout ce roman parle de la souffrance qu’un peuple opprimé  se transmet de génération en génération pour ne pas oublier, de la rancune et de l’hostilité qui accusent sans distinction, sans recul et sans concession. Du culte du passé et de la victimisation dans lequel on se complait sans aller de l’avant.

Il parle aussi de la mémoire à sens unique d’un autre peuple, dont l’amnésie soigneusement entretenue empêche de reconnaître ses crimes et de rechercher le pardon, à défaut d’absolution.

Ce livre est un portrait riche et foisonnant de la Turquie contemporaine, tiraillée entre traditions et modernité, Orient et Occident, nonchalance et dynamisme.

J'ai beaucoup aimé ce roman d'Elif Shafak qui, suite aux propos d'un de ses personnages arméniens, a été accusée "d'insulte à l'identité nationale" turque et a risqué la prison (elle a finalement été acquittée).


 


Posté par chrisfons à 13:48 - lecture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2008

E.T.A. HOFFMANN

Voici deux histoires fantastiques de l'auteur allemand Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, qui a également écrit le très connu casse-noisettes. Une enfance triste et un alcoolisme notoire ont sans doute exacerbé une imagination débordante et inquiétante parfois... Un maître du genre !


hoffman

Le violon de Crémone :un soir, dans la petite ville de H., tout le monde s'assemble sous les fenêtres du conseiller Krespel : une sublime voix de femme s'élève dans la nuit. C'est la belle Antonie qui chante - pour la dernière fois - car depuis ce jour, pour une mystérieuse raison, l'excentrique Krespel empêche la jeune fille de chanter et la garde jalousement enfermée dans sa maison...


Les mines de Falun : un jeune marin suédois se laisse séduire par les discours envoûtants d'un vieux mineur et abandonne la mer pour aller travailler dans les mines de Falun. Mais là, il tombe sous le pouvoir de la géante et tyrannique Reine des métaux, dans son royaume de cristal. Et le piège se referme sur lui. :


Posté par chrisfons à 10:08 - lecture - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dix petits nègres

Agatha Christie parvient à nous mystifier jusqu'aux cinq dernières lignes de cette intrigue policière... Un classique à redécouvrir !



Photo



En a-t-on parlé ce cette île du Nègre ! Elle avait, selon certains, été achetée par une star de Hollywood. Des journaux avaient insinué que l'Amirauté britannique s'y livrait à des expériences ultras-secrètes.Bref, quand ils reçurent - sans savoir de qui - cette invitation à y passer des vacances, tous les dix accoururent...

Posté par chrisfons à 09:45 - lecture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 septembre 2008

Le chien des Baskerville

Sans_titre

Une malédiction pèse sur les Baskerville, qui habitent le vieux manoir de leurs ancêtres, perdu au milieu d'une lande sauvage : quand un chien-démon, une bête immonde et gigantesque, surgit, c'est la mort...
Le décès subit et tragique de Sir Charles Baskerville et les hurlements lugubres que l'on entend parfois venant du marais, le grand bourbier de Grimpen, accréditent la sinistre légende.
Dès son arrivée à Londres, venant du Canada, Sir Henry Baskerville, seul héritier de Sir Charles, reçoit une lettre anonyme : "Si vous tenez à votre vie et à votre raison, éloignez-vous de la lande." Malgré ces menaces, Sir Henry décide de se rendre à Baskerville Hall, accompagné de Sherlock Holmes et de son fidèle Watson.


Un bijou de suspense qui parvient à vous donner des frissons dans le dos !

Posté par chrisfons à 14:13 - lecture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1